Panorama du cinéma féminin marocain

Comme le reste du cinéma maghébrin, le développement du cinéma marocain est récent. Les longs-métrages de fiction sont encore rares, confrontés en plus à une défaillance des exploitants. Entre 1995 et 2005, la chute du nombre de salles et de spectateurs a été spectaculaire et ne s’est pas redressée depuis. C’est dire que les femmes réalisatrices doivent plus que d’autres lutter, pour se faire une place au sein du 7eme art marocain.
C’est d’autant plus compliqué que les films marocains des années 80 ne trouvaient pas leur place, manquant de souffle, d’originalité, de propos, essayant souvent de singer ce qui se faisait ailleurs, sans parler de la société marocaine.

Comme souvent, c’est justement l’entrée en lice de quelques femmes réalisatrices marocaines qui a su amener un vrai renouveau. Distinguées pour la première fois lors du Festival de Tanger en 1995, plusieurs figures féminines comme Farida Bourquia, Yasmine Kessari, puis Narjiss Nejjar ou encore Laila Marrakchi, ont su apporter une nouvelle vision, moderne et portée sur le monde réel.
Cette écriture cinématographie, novatrice au Maghreb, combine parfaitement réalité et sensibilité, poésie et dureté, au service d’une vraie proposition esthétique et formelle.
Plusieurs d’entre-elles aiment à travailler ainsi l’image et la métaphore, pour servir encore plus la puissance de leur film et de leur sujet.

Farida Bourquia, la doyenne

Sa courte biographie

Née en 1948 à Casablanca, Farida Bourquia est l’une des premières grandes réalisatrices marocaines de fiction.

S’inscrivant dans un contexte géopolitique ancien, elle a suivi des études d’art dramatique à Moscou, avant de rejoindre Casablanca comme enseignante au Conservatoire.
Après avoir réalisé de nombreux documentaires pour la télévision nationale, plusieurs portant sur la condition de la femme marocaine, elle vient à la fiction à l’âge de 34 ans.

Sa filmographie principale

La braise (1982, Maroc, arabe, drame, 104’)

Vue à travers le regard sensible des trois enfants, l’histoire d’une famille désintégrée alors que le père est accusé de viol,

Deux femmes sur la route (2007, Maroc, arabe, road-movie, 90’)

Alors qu’Amina tente de rejoindre le Nord où son mari a été arrêté pour une histoire de stupéfiants, elle tombe en panne : elle rencontre alors une vielle femme, Lalla, qui va elle-aussi au Nord pour savoir si son fils est mort ou pas en franchissant le détroit.
Dans l’esprit de Thelma et Louise, ce road-movie nous présente le destin croisé de deux femmes meurtries, qui cherchent à se reconstruire.

Zaynab, la rose d’Aghmat (2014, Maroc, arabe, LM historique, 89’)

Cette épopée raconte l’histoire de Zaynab Ennafzaouia, épouse active et conseillère du prince Youssef Ibn Tachefine, unificateur du Grand Maghrib et fondateur de Marrakech. Fille unique d’un riche marchand caravanier, cette jeune orpheline sera d’abord accusée de sorcellerie suite à sa connaissance des plantes, l’obligeant à quitter son village natal. Alors qu’elle allait être offerte à un vieux Cheick, elle est alors kidnappée par les soldats du prince El Qot pour l’intégrer à son harem. Résistant au maître, elle voit sa vie basculer avec l’arrivée des Almoravides et son mariage avec le prince Youssef Ibn Tachefine, dont elle va devenir la conseillère et la visionnaire.

Farida Benlyazid, de la critique à la productrice

Sa courte biographie

Née aussi en 1948, Farida Benlyazid
se forme au cinéma en France, d’abord à Paris puis à l’Ecole Supérieure d’Etudes Cinématographiques.
En 1978, elle collabore à la production du premier long-métrage de Jillali Ferhati, Une brèche dans le mur. Ce succès les amène à retravailler ensemble l’année suivante : elle est alors scénariste sur Poupées de roseau, abordant le sujet de la condition de la femme dans les sociétés musulmanes contemporaines. La même année, elle réalise un premier court-métrage, Identité de femme, tout en travaillant comme critique cinéma dans différentes revues marocaines.
Venue au LM en 1988, elle va diriger en tout six films ou téléfilms, deux documentaires et créer sa propre société de production.

Sa filmographie principale

Bab Al-Sama Maftooh (1989, Maroc, arabe, 107’)
Habitant Paris, Nadia rejoint Fès où vit son père mourant. Lors des funérailles, elle y rencontre Kirana, dont le chant du Coran la ravit. Cette rencontre amène Nadia à se repencher sur ses racines marocaines. Contre l’avis de sa fratrie, elle décide alors de transformer la maison de son père décédé en zaouïa, un refuge dédié aux femmes.

Une porte sur le ciel (titre français) est un film très populaire au Maroc, dédié à une personnalité historique de Fès, Fatima el Fihriya. Ce long-métrage met en valeur ce qu’est l’Islam pour la réalisatrice, une « porte sur le ciel » prônant ouverture d’esprit et tolérance. C’est un film profondément humaniste.

Ruses de femmes (1999, Maroc/France/Suisse/Tunisie, arabe, 90’)

Fille unique d’un riche marchand, Lalla Aicha est choyée. Elle est non seulement très belle, mais elle est aussi éduquée et cultivée. Ce que ne peut comprendre le voisin qui tombe amoureux d’elle : ce fils du sultan ne peut s’empêcher de gentiment la rabaisser.
Désireuse de se rebeller, Lalla Aïcha décide de lui raser sa barbe dans son sommeil : n’est-ce pas le symbole même de la virilité ?!

Revisitant un conte traditionnel andalou, Farida Benlyazid défend ici avec humour une vision moderne de la femme, égale de l’homme. Avec ironie et avec douceur, elle explore ainsi tous ces préjugés existant entre les deux sexes.

Casa ya casa (2002, Maroc/Suisse, arabe, 80’)

Aïcha vit avec son père, Ba Lahcen, dans le quartier chaud et populaire de Derb Talian, symbole du système D et petits trafics. Lorsqu’Aïcha disparait, il part à sa recherche jusqu’à ce qu’on découvre le corps de la meilleure amie de sa fille au fond d’un puits.
Chargé de l’enquête, l’officier Bachir se demande le rôle éventuel joué par Amine, le patron de la disparue. Alors que ce businessman symbolisait la lutte anti-corruption, il se retrouve en effet au cœur d’un scandale : un vent de panique commence alors à souffler sur la ville, sur fond de contrebande dans les souks.

Dans ce thriller, la réalisatrice brosse un portrait sans concession de la société marocaine des années 2000, entre jeunesse livrée à elle-même, corruption et autres trafics.

Juanita de Tanger (2005, Maroc/Espagne, arabe/espagnol, comédie, 101’)

Née de père anglais et de mère andalouse, Juanita parle des femmes autour d’elle : Helena, sa sœur, est obsédée de liberté ; Esther, son amie juive, traverse une histoire d’amour impossible avec un jeune marocain musulman ; Hamruch, la fidèle domestique, fait presque partie de la famille… Juanita est née à Tanger et ne demande qu’une chose : mourir aussi à Tanger.

Adapté du roman d’Ángel Vázquez, le film explore les grandes heures de l’histoire de Tanger à l’époque coloniale, avec son statut international : guerre civile espagnole, entrée des troupes khalifiennes soutenues par les franquistes, Seconde Guerre mondiale avec l’arrivée de réfugiés de toute l’Europe… Tanger est sans conteste la seconde héroïne de ce long-métrage, où la réalisatrice a voulu rendre hommage à cette cité mythique et unique, aux cultures multiples.

Frontieras (2013, Maroc, arabe, docu-fiction drame, 110’)

Entre fiction et documentaire, Faria Benlyazid nous amène au fin fond du Sahara marocain, jusqu’à la frontière du royaume à Bachar et Tindouf.
Avec une photographie de toute beauté, elle met en avant la beauté des paysages et la force des traditions de cette région tant convoitée.

Selma Bargach, la théoricienne riche en émotions

Sa courte biographie

Née en 1966 à Casablanca, Selma Bargach va étudier le cinéma à la Sorbonne, avant de se tourner vers le cinéma expérimental.
Après un doctorat portant sur « Le statut et le rôle de la femme dans le cinéma marocain », elle revient au Maroc comme assistante réalisatrice.
Ses premiers courts-métrages sont vite remarqués, dans des festivals comme le Fespaco ou celui du Festival du film indépendant de Bruxelles. Elle a montré ensuite avec brio qu’on pouvait ainsi passer de la théorie poussée au travail sur un plateau, avec émotion et sensibilité.

Sa filmographie principale

Jamais plus (2004, CM 10’)

L’ascenseur (2005, CM 23’)

La cinquième corde (2011, Maroc, drame, arabe, 98’)
Jeune musicien passionné de luth, Malek quitte son ancienne Médina à Casablanca, pour aller chez son oncle Amir, un maître de musique. Fasciné par les prouesses de son neveu, Amir lui promet de lui révéler le secret de Ziryab, un musicien exceptionnel : celui de la 5ème corde.
Amir va alors en demander de plus en plus à Malek, qui s’épuise et cherche l’énergie pour poursuivre son rêve : sa rencontre avec Laura, une jeune musicienne, va-t-elle l‘aider ?

Indigo (2018, Maroc, arabe, drame, 92’)

Se sentant abandonnée, Nora (13 ans) trouve refuge dans le monde de la voyance pour échapper à la brutalité de son frère Mehdi.
Mais sa découverte d’un objet porteur de malédiction va soudain tout transformer.

Prix : prix de la critique Africaine FESPACO

Meryem BenM’Barek, la parole libérée

Sa courte biographie

Fille de diplomate, Meryem Benm’Barek quitte son Maroc natal d’abord pour la Belgique puis pour la France.
C’est là qu’elle suivra le Cours Florent et une formation en audiovisuel, avant de se former à la réalisation à l’INSAS à Bruxelles.
Son film de fin d’études, Jennah, sera même en lice pour une nomination aux Oscars 2015.
Son premier scénario de LM sera primé par la Fondation Gan, et obtiendra un vrai succès critique, et de nombreux prix internationaux.

Sa filmographie principale

Jennah (2014, Belgique, français, CM 18’)

L’histoire de Jennah, 13 ans, qui découvre sa féminité, tout en ayant des ennuis avec sa mère, dans un univers sans figure paternelle.

Prix : Prix du Jury Festival d’Atlanta – Premier prix Festival de Rhodes

TRAILER JENNAH from meryem benmbarek on Vimeo.

The short film Jennah is a testament to womanhood as it chronicles the main character, Jennah’s transitions from a girl into a young woman. Living in an apartment with only her mother to model herself after, Jennah is caught between following in her mother’s footsteps and looking for a father figure. What she ultimately finds is that the bond between mother and daughter always prevails.

Sofia (2017, Maroc/France/Qatar/Belgique, arabe/français, drame 80’)

Issue d’une famille aisée, Sofia, 20 ans, se retrouve soudain suite à un déni de grossesse à accoucher dans l’urgence. Ceci étant interdit pour une femme non mariée, l’hôpital lui donne 24 h pour désigner le père, sous peine d’être dénoncée aux autorités. Sofia décide de choisir une vague connaissance, Omar, de condition sociale inférieure.
Car pour protéger sa famille, elle préfère encore mentir et cacher que l’enfant est né d’un viol par l’associé de son père.

Conte d’une noirceur dérangeante où l’argent remplace la morale et l’amour, ce film poignant et multi-récompensé dépeint sans concession la dureté de la société marocaine, avec des contrastes glaçants entre les différents quartiers de Casa.

Prix : Meilleure réalisatrice Festival de Bratislava – Meilleur Scénario Cannes/Un certain regard – meilleur scénario Festival Film Francophone Angoulême – Mention spéciale Festival de Carthage – Grand Prix Festival de Palm Springs – Lauréate du Festival de Thessalonique

Laila Marrakchi, du grand écran au petit écran

Sa courte biographie

Née en 1975 à Casablanca, Laïla Marrakchi a suivi des études à Paris, obtenant son DEA en cinéma et audiovisuel à Paris III. Elle est la belle-fille du réalisateur Alexandre Arcady.
D’abord assistante sur de nombreux films, elle passe derrière la caméra pour réaliser ses premiers court-métrages et plusieurs documentaires.

Elle est l’une des rares réalisatrices marocaines à avoir beaucoup travaillé en télévision : elle est réalisatrice sur plusieurs séries françaises à portée internationale, comme Marseille (Netflix) ou Le bureau des légendes (Canal +).

Sa filmographie principale

L’Horizon perdu (2000, France/Maroc, CM)

Deux cents dirhams (2002, France/Maroc, français, CM)

Momo mambo (2003, France, arabe, CM)

Marock (2005, Maroc/France, arabe/français, 100’)

En mode Marock’roll, l’histoire raconte durant l’année du bac la vie des « blousons dorés » de Casablanca, au sein d’une jeunesse privilégiée et occidentalisée. En vivant sa première histoire d’amour, Rita, 17 ans, se retrouve confrontée aux contradictions sociales et culturelles de son milieu, de sa famille et surtout de son grand frère, porteur farouche des valeurs traditionnelles et religieuses. C’est l’histoire universelle et rafraîchissante de la jeunesse, de sa quête de la liberté, de sa soif des interdits, dans un Maroc où deux visions de la société s’opposent.

Rock the Casbah (2013, France/Maroc, arabe/français/anglais, 100’)

Durant 3 jours, une famille se retrouve à Tanger suite au décès du père. Il faut oublier les maillots de bains et les tenues d’été, pour reprendre les habits traditionnels.
L’arrivée de New-York de Sofia, la dernière des filles, actrice ne jouant que des rôles de terroristes dans des séries US, va bouleverser l’ordre établi dans un véritable choc des cultures.

Ma sœur vit sur la cheminée (en préparation, adapté du roman d’Annabel Pitcher)

Narjiss Nejjar, des films de femmes assumés

Sa courte biographie

Née en 1971 à Tanger, Narjiss Nejjar est une scénariste et réalisatrice, ayant fondé sa société de production.
Elle est arrivée en France en 1989 pour suivre des études de réalisatrice.

Elle va d’abord s’intéresser au monde du documentaire, avec plusieurs projets, « L’exigence de la dignité », « Khaddouj, mémoire de Targha », « Les Salines »…

Sa filmographie principale

Le Septième Ciel (2001, Maroc, arabe, 39’)

Une jeune bergère croise tous les matins des écoliers. Elle rêve d’échanger sa place contre leurs ardoises, pour apprendre. Mais son père instituteur la préfère avec les moutons.

Le Miroir du fou (2002, Maroc, arabe, 63’)

Au milieu du désert, un homme et une femme traversent tous les jours la frontière pour vendre des objets. A longueur de fados et de tangos, ils s’observent, s’agacent, se parlent ou s’intimident : la solitude de deux fous, au bord d’un abime tellement profond qu’il interroge.

Les yeux secs (2003, Maroc/France, arabe, drame 116’)

Un village berbère, habité uniquement par des femmes, est ouvert à des hommes fortunés pouvant s’offrir leurs charmes. Lorsque Mina, qui sort de 25 ans de prison, revient au village, elle décide de leur apprendre les secrets du métier à tisser.
Ces femmes, rongées par la honte, vont-elles réussir à s’émanciper, avec une femme longtemps privée de liberté ?

Prix : Bayard d’Or Festival Film Francophone de Namur

Wake Up Morocco (2006, Maroc, arabe, 110’)

Sur un petit îlot au large de Casablanca, une ancienne gloire du football partage ses jours avec une petite fille. Il ne cesse de revivre cette finale qu’il aurait pu gagner s’il n’avait pas passé la nuit d’avant avec une femme à qui il en veut encore. Devenue vieille, celle-ci est toujours amoureuse de lui et cherche pourtant à le reconquérir.

Les Casablancaises (2009, Maroc, arabe, téléfilm unitaire)

Chez un antiquaire, on retrouve le cadavre d’un riche homme d’affaires, Ali. Propriétaire une société d’export de poissons, il était impliqué dans une affaire d’empoisonnement : l’enquête commence et va conduire à une surprise.

Terminus des anges (2010, Maroc, arabe film collectif, 86’)

Trois histoires courtes, de trois réalisateurs différents pour trois personnages qui se croisent dans un même drame : un regard sur l’ignorance, la stigmatisation, et la solitude face au SIDA.

L’Amante du Rif (2011, Maroc, français, 95’)

Aya, 20 ans, a l’âge de l’insouciance, entre la famille et les volutes de kif. Ses deux travaillent pour un gros trafiquant de haschich, « le baron ». Tout bascule le jour où l’aîné la jette dans les bras de ce dernier, en échange d’un lopin de terre où il pourra cultiver son herbe et faire son propre business.

Apatride (2018, Maroc/France/Qatar, arabe/français, 114’)

S’inspirant d’une vérité historique, l’expulsion de centaines de milliers de Marocains d’Algérie en 1975, le film raconte l’histoire d’Henia.
Sans papiers d’identité, elle doit se battre pour exister, perdue dans une maison où elle n’a plus de repères. Comme solution, sa tante lui propose un mariage arrangé avec un vieil homme aveugle, alors quel c’est son fils qui lui plait. Henia ne sait plus où aller, avec sa mère forcée de rester en Algérie et son père retourné côté marocain.

Maryam Touzani, la fin des tabous

Sa courte biographie

Née en 1980 à Tanger, Maryam Touzani va faire une partie de ses études à Londres, en travaillant d’abord comme journaliste cinéma.
Elle devient ensuite scénariste et réalisatrice de courts-métrages et de documentaires. En 2014, son doc Sous Ma Vieille Peau / Much Loved, aborde le thème tabou de la prostitution au Maroc.
Ce documentaire servira de base au film de fiction Much Loved de son époux Nabil Ayouch, qu’elle co-écrit.
En 2017, elle co-écrit aussi Razzia, réalisé par Nabil Ayouch où elle joue le rôle de Salima.

Sa filmographie principale

Quand ils dorment (2012, Maroc, arabe, 18’)

Veuve, Amina élève seule ses 3 enfants avec l’aide de son père, qui s’est pris d’affection pour la petite Sara. Quand le vieil homme meurt, Sara va tout faire pour passer une dernière nuit avec son grand-père décédé.

Aya va à la plage (2015, Maroc, arabe, 18’)

Domestique dans une riche famille de Casablanca, Aya, 10 ans, est exploitée. Pourtant, elle garde son caractère espiègle et enfantin, grâce à la complicité de la voisine.
À l’approche de l’Aïd, Aya rêve de rentrer chez elle pour aller à la plage.
Avec poésie, le film explore le tabou de l’exploitation des enfants.

Adam (2019, Maroc/France/Belgique, arabe, drame 98’)

Enceinte de neuf mois, Samia a quitté son village pour s’épargner la honte de ceux qu’elle connait. En ville, Abla, accepte finalement de l’accueillir pour quelques jours. à accepter une femme qu’on pense de mauvaise vie. Celle veuve élève seule sa fille de 8 ans, et gagne sa vie en vendant des pâtisseries. Entre les deux femmes va s’opérer un rapprochement difficile de deux mères sans homme, posant la question taboue de l’enfant à venir de Samia : va-t-elle l’abandonner ou choisir de vivre en marge de la société ?

Prix : Lauréat Festival de Carthage – Meilleur réalisatrice Festival de Chicago – Bronze Star au Festival du Film d’El Gouna – Mention spéciale au Jeonju Festival – Prix du jury au Festival de Palm Springs – Meilleur premier film au festival de Philadelphie.

Pour en savoir plus

Toute l’actualité du cinéma marocain.
Le site officiel du Centre du Cinéma Marocain.
La thèse de docteur en Cinéma de Selma Bargach, Le statut et le rôle de la femme dans le cinéma marocain.

Olivier FABY